TÉMOIGNAGES – Récits de vie

Rendre visible l’invisible

Cette année, la programmation culturelle veut mettre en lumière des témoignages, des récits de vie de personnes que l’on entend peu, qui ont peu la place à la parole, qui parfois ne savent même pas que leur histoire est importante. Ces personnes qui ont connu l’exil, qui sont arrivées en France depuis peu ou il y a plusieurs générations, ces personnes âgées qui ont des choses à dire sur le présent, ces enfants et ces jeunes qui perçoivent leur quartier de manière singulière. Ici on veut avoir une attention particulière aux détails d’une place publique et des systèmes de dominations. Mais aussi tendre le micro aux personnes du quartier qui ont envie de nous parler de leur relation aux espaces publics, au lieu de rencontre et de vie.
Chacun de nos récits mérite un espace d’expression car ce sont eux qui constituent notre histoire commune, ce sont eux qui nous font voir, ressentir certaines inégalités dans cette société, ce sont eux qui nous permettent de nous identifier à l’autre, de mieux le connaitre et l’appréhender.

[ê]tre, c’est être perçu. Je ne suis rien si l’autre ne me perçoit pas. C’est l’autre qui, en me percevant, en me reconnaissant, me confère une existence.
Aubert et Haroche 2011 : 335.

Avec

Notre sommes des artistes (danse, théâtre, photo), des acteurices de l’éducation populaire, des personnes travaillant avec des publics dont l’intention commune est de créer un espace de paroles, d’actions, d’expression à celles et ceux qu’on entend peu. Les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les enfants et adolescents, les personnes arrivées en France récemment ou pas…


 Maxime, Julie et Ilaria du collectif les Raccrocheurs, Maxime, Cloé et Jérôme de Simbioso, Germain et Thaïs  pour la danse, Ilène pour le collectif de l’Âtre, Marie du Conseil Local de la Santé Mentale, Marguerin de la bibliothèque du 7e, Camille et Audrey de la Marche Bleue, Claire, Claudette, Eric, Marine et Maya de  la MJC Jean Macé, Marie pour les ateliers autobiographiques…

Concrètement ça donne quoi .

Des ballades dans le quartier dont une particulièrement poétique et théâtrale qui récoltera  et transmettra la mémoire vivante du quartier Jean Macé.

  • Un R.A.T.O – Récit Analyse Transformation Œuvre – Vidéo
  • Des ateliers de danse sur la transmission de récits, sur les gestes oubliés
  • Des ateliers d’arpentages sur des livres biographiques
  • Des ateliers d’écriture autobiographiques
  • Un atelier théâtre avec des femmes de l’association Espoir à La guille
  • Un atelier de théâtre avec les locataires de la résidence sénior Domitys
  • Des récoltes de tranches de vie des passant-e-s
  • Un micro-trottoir tenu par les jeunes du quartier en partenariat avec la bibliothèque
  • Une ou plusieurs expositions photo sur « rendre visible l’invisible », le quartier…

Et ça fini comment ?

Je vous propose qu’on retranscrive au maximum notre travail, nos échanges, nos créations lors de la fête de fin de saison de la MJC qui aura lieu le samedi 6 juin 2020. Cette Saisonnade se déroulera sur une place publique du quartier et sera la vitrine de ce qui s’est passé dans la MJC durant l’année.

Les projets qui auront besoin de plus de temps pourront être poursuivit sur la saison 2020-2021.

Il nous reste quoi à faire ?

M’envoyer une ébauche de ce que vous souhaitez porter, si c’est un stage me donner vos disponibilités pour trouver une salle pour accueillir.

Faire une fiche projet pour chaque action en répondant aux questions : pourquoi ? quoi ? quand ? comment ? avec qui ?

Se retrouver très bientôt pour échanger à ce sujet .

Créer une plaquette regroupant toute notre intéressante, enthousiasmante programmation.